Articles

J’ai fait une séance d’hypnose et ça n’a rien changé. Pourquoi ?

photo credit: SomeDriftwood via photopin cc

photo credit: SomeDriftwood via photopin cc

 

L’hypnose n’est pas une solution miracle, un sérum de vérité ou une formule magique soufflée à l’oreille du client. Pour qu’un changement puisse se faire, la personne doit être motivée, prête à s’investir personnellement, à se remettre en question. Aucun thérapeute ne peut aller contre la volonté du client. Il peut lui apporter un soutien, aider à ce que le changement soit le plus doux possible. L’hypnose est comme une béquille sur laquelle on s’appuie le temps de réapprendre à marcher. Elle rassure, redonne confiance.

Qui ne s’est jamais dit « il faudrait que je fasse plus de sport, c’est bon pour ma santé » ? Alors, tout fier et motivé, vous vous payez un abonnement à la salle de gym en bas de la rue, y allez chaque semaine et petit à petit, pour une raison ou une autre, n’y allez plus qu’une semaine sur deux, une fois par mois et finalement plus du tout. Il y a un tas d’explications et d’excuses pour laisser tomber cette idée de départ qui était pourtant bonne. Pourquoi ? La volonté en est souvent la cause. Oui, faire plus de sport serait bien, en théorie. Mais qu’est-ce que j’y gagne, concrètement ? Est-ce que j’ai envie de « sacrifier » du temps libre pour m’enfermer dans une salle de gym 3h par semaine ? La même chose se passe en hypnothérapie : est-ce que je veux vraiment changer ou est-ce que ce serait simplement bien pour moi ?

Mes clients qui cherchent à arrêter de fumer arrivent parfois à un point où la cigarette les dégoûte. Ils deviennent plus sensibles à son goût, son odeur, à la couleur jaunâtre qu’elle laisse sur leurs doigts. Et ils décident, malgré ces signaux du corps, de continuer à fumer. « Vous comprenez, socialement, je ne peux pas. Les copines sortent toutes pour fumer, je ne veux pas rester dedans toute. Au bureau, c’est à la pause clop’ que tous les ragots se racontent, ça m’aère, me fait trop de bien. Etc. ». Tant que ce qu’on a à gagner en changeant n’est pas plus important que ce qu’un comportement, même dangereux, nous apporte, changer correspond à un sacrifice. Pourquoi les femmes enceintes ont beaucoup moins de peine à arrêter de fumer que les personnes fortement poussées par leur conjoint/e?

Mais parfois, malgré toute la volonté du monde, la peur de l’échec ou du regard des autres, un manque de confiance en soi créent des blocages certains à travailler avec son thérapeute avant de pouvoir passer à l’étape suivante.

Une séance d’hypnose n’est parfois pas suffisante. Une thérapie brève peut dans certains cas comprendre une dizaine de séances. Il faut accorder à son corps et son esprit le temps de changer et ne pas baisser les bras trop rapidement. Peut-être que la forme de thérapie choisie n’est pas la bonne ou le thérapeute ne vous convient pas.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que les résultats désirés ne sont pas venu que vous ne devez pas persévérer. Peut-être que ce n’était simplement pas le bon moment pour entreprendre un travail sur vous. Par exemple, le stress des fêtes de fin d’année n’est peut-être pas le moment idéal pour entamer un régime.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Suivez-moi sur ma page Facebook!

 

Dommages esthétiques liés au tabac

photo credit: ^riza^ via photopin cc

photo credit: ^riza^ via photopin cc

Les séances de groupe à l’Université-Populaire débuteront ce vendredi, voici le dernier article sur le tabac consacré cette fois-ci aux dommages esthétiques liés au tabac et au vieillissement de la peau.

Un très grand nombre d’études cliniques et biochimiques ont montré que le tabac était responsable d’un vieillissement cutané qui se traduit par des rides précoces et une élastose du derme. En 1971, une étude clinique sur 1104 sujets a montré que les «pattes d’oies» étaient plus larges et plus profondes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

L’apparition des rides et des signes de vieillissement chez les fumeurs est multifactorielle. Les rayons UVA et UVB activent la fumée de tabac ce qui aurait un effet phototoxique. La peau sèche des fumeur est probablement due à la diminution d’eau dans la couche cornée. Les fibres du tissu conjonctif sont également affectées par le tabac qui entraîne une diminution de la synthèse du collagène. Des produits toxiques contenus dans le tabac dégradent les structures fondamentales du derme et accélèrent la destruction des fibres élastiques qui donnent la souplesse à la peau. En outre, la fumée de cigarette est l’une des plus grandes sources exogènes de radicaux libres qui sont responsables de la mauvaise oxygénation des cellules. La peau se ride plus vite car l’inhalation de la fumée de cigarette contracte les vaisseaux sanguins, ce qui réduit le débit d’oxygène et de nutriments essentiels dans les tissus cutanés, ce qui la rend par conséquent plus fragile.

La peau cicatrise plus lentement car fumer réduit le flux sanguin dans la peau, ce qui diminue l’apport d’oxygène et de nutriments dans la plaie. Les risques d’infection post-opératoires augmentent donc aussi. Certains chirurgiens plasticiens demandent à leurs patients d’arrêter de fumer avant une intervention. En effet, des opérations de cancer du sein, par exemple ont montré qu’il y a un risque d’infection des cicatrices, de nécrose, d’épidermolyse.

A ces problèmes vous pouvez ajouter l’acné, le jaunissement des doigts, des ongles et des dents, la chute et le grisonnement plus précoces des cheveux.

Heureusement, la peau retrouve assez vite une certaine élasticité et le teint grisâtre disparaît après l’arrêt du tabac.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Suivez-moi sur ma page Facebook!

 

L’hypnose a-t-elle été prouvée scientifiquement?

photo credit: Bemep via photopin cc

photo credit: Bemep via photopin cc

Nous expérimentons tous l’état d’hypnose plusieurs fois par jour. Lorsque l’on est « dans la lune » notamment. C’est un état de conscience modifié qui se situe quelque part entre l’état de veille et de sommeil.

De nombreuses études ont démontré que l’état de conscience modifié existe bel et bien. Sous hypnose, la réalité est perçue et ressentie de manière différente et, en plus des changements comportementaux, une suggestion hypnotique entraîne des réactions neuronales. L’état hypnotique est connu, reconnu et étudié en psychologie ainsi qu’en neuroscience.

Grâce aux avancées de la neurologie les différentes phases d’activité du cerveau humain ont pu être étudiées. Ainsi les images prises par tomographie par émission de position (TEP) du cerveau ont montré que des zones différentes de celles de l’état de veille ordinaire, de sommeil ou de relaxation s’activent lorsque l’on est sous hypnose. La zone cérébrale du sens analytique critique est activée mais dominée et altérée par la zone cérébrale du rêve, de l’imagination, du processus de reconstruction et de la mise en mouvement.

En 1997, le Pr Stephen Kosslyn, du département de neurologie du Massachusetts General Hospital de Boston, et son équipe ont présenté à seize personnes une palette de couleurs échelonnées et une palette de dégradés de gris. Les réactions de leur cerveau étaient enregistrées par un TEP. Lorsque, sous hypnose, on demandait à chacune de ces personnes de « voir » en couleurs la palette de gris, c’était l’aire occipito-pariétale, l’une des zones de reconnaissance des couleurs, qui était activée : le cerveau avait donc réagi comme s’il voyait de la couleur à la place du gris, ce que demandait la suggestion.

Notre inconscient a accès à environ 85-90% des informations stockées, alors que nous n’en utilisons généralement que 10% en état conscient. L’hypnose permet donc de mobiliser les ressources nécessaires pour trouver des solutions à un problème.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Se libérer du passé grâce au pardon

photo credit: symphony of love via photopin cc

photo credit: symphony of love via photopin cc

En thérapie, je rencontre beaucoup de personnes ayant vécu un moment dans leur vie où quelqu’un leur a fait du mal, physiquement ou moralement. Que cela ai était volontaire ou non, ce souvenir leur empoisonne la vie.

Dans les années 80, le pardon est devenu une notion populaire chez les thérapeutes qui le voient comme un moyen de se libérer d’émotions telles que la colère, l’anxiété et la dépression.

Alors pourquoi est-ce parfois si difficile de pardonner ? J’entends souvent des « explications » du genre

« Elle ne s’excusera pas, alors comment pourrais-je lui pardonner ? » ou « Pardonner ? Jamais je n’oublierai ce qu’il m’a fait ! ». Il me semble donc évident que certaines personnes comprennent mal le sens du mot pardon.

Ils s’imaginent peut-être que pardonner signifie se réconcilier avec la personne qui leur a fait du mal. Le pardon et la réconciliation sont peut-être bien lié, mais ne veulent pas dire la même chose. Imaginons ce qu’il se passerait si un ami proche vous faisait quelque chose de terrible avant de déménager à l’autre bout du monde, rompre tout contact avec vous ou pire, décéder. Auriez-vous encore la possibilité de lui pardonner ? Et qu’en est-il de la réconciliation ?

Le pardon est un processus que vous pouvez faire seul, alors que la réconciliation implique au moins deux personnes. D’ailleurs, la réconciliation est un processus plus complexe car il implique de rétablir le dialogue, exprimer sa douleur, écouter les remords de l’autre et reconstruire la confiance.

Lewis Smedes a écrit que pardonner signifie libérer un prisonnier et réaliser que ce prisonnier c’est vous. Garder en soi de la rancœur nous emprisonne, pardonner nous libère. C’est quelque chose que l’on fait pour nous-même. Pas pour les autres.

Il y a un autre mal entendu concernant le pardon : Est-ce que pardonner signifie oublier ? Est-ce que pardonner veut dire que l’on efface de notre mémoire le mal qui nous a été fait ?

Dans un de ses discours, Nelson Mandela a dit « les Sud-Africains doivent se souvenir du terrible passé, de façon à pouvoir le gérer, pardonner quand le pardon est nécessaire mais ne jamais oublier. En nous souvenant, nous nous assurons que plus jamais une telle barbarie ne nous meurtrira et nous supprimons un héritage dangereux qui reste une menace pour notre démocratie ».

Pardonner permet de se rappeler autrement, de façon à pouvoir avancer sereinement sans être bloqué par les ressentiments et l’injustice du passé.

Avant d’être prêt à se libérer, trois étapes doivent être franchies :

Tout d’abord, exprimez vos émotions ! La colère, la tristesse, la douleur doivent être reconnues, ressenties et acceptées. Même si vous n’êtes pas en mesure de les exprimer directement à la personne responsable de votre malêtre. Criez dans votre voiture, visualisez la personne en face de vous, sur une chaise vide et parler lui, écrivez tout ça sur une lettre : c’est égale, mais exprimez-vous !

Notre esprit a besoin de comprendre pourquoi. Même si la réponse ne nous plait pas et qu’on n’est pas d’accord avec, cela permet de donner un sens à la situation. Notre esprit continuera à chercher des réponses tant qu’il y aura des questions.

Troisièmement, il est essentiel de retrouver confiance en soi. Savoir que cela ne nous arrivera plus ou du moins qu’on fera notre possible pour que cela n’arrive plus.

Pour finir, pardonner signifie revenir sur un pied d’égalité avec la personne qui nous a blessé. Retrouver une certaine santé physique, un bien-être émotionnel. Ce n’est en aucun cas une preuve de faiblesse, bien au contraire.

Le chemin vers le pardon peut être long et difficile mais capital. Je travaille beaucoup là-dessus lors des séances d’hypnose et répond volontiers à vos questions ou à vos commentaires. N’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

« La façon dont les gens vous traitent est leur Karma, la façon dont vous réagissez est le vôtre. » – Wayne Dyer

Craintes et préjugés sur l’hypnose

photo credit: ArtySil via photopin cc

photo credit: ArtySil via photopin cc

Comme je l’ai expliqué dans l’article précédant, l’hypnose thérapeutique est bien loin des clichés de l’hypnose de spectacle. Il n’empêche que certains préjugés restent ancrés dans nos esprits et des peurs s’installent. Beaucoup de clients me demandent s’ils risquent de rester coincé dans un état d’hypnose, s’ils sont soumis à ma volonté ou si je pourrais le forcer à faire quelque chose contre leur gré. Encore une fois : non, les hypnothérapeutes ne sont pas des manipulateurs ou des magiciens qui prennent le contrôle des gens en un claquement de doigt. Dans cet article, je vais reprendre quelques questions fréquentes mais qui me semblent essentielles.

Est-il possible de rester coincé dans un état d’hypnose ?  L’état hypnotique est un état naturel, proche du sommeil. Pourtant, sous hypnose on ne dort pas. C’est pourquoi on parle d’état de conscience modifié : on entend le thérapeute, on peut lui parler, on peut bouger et même ouvrir les yeux. Il y a bien entendu un facteur de volonté venant de la personne hypnotisé : si elle ne souhaite pas/plus rester dans cet état, elle en sortira d’elle-même. De plus, quel intérêt aurait un thérapeute à vous garder sous hypnose pour une durée indéterminée ?

Est-ce que je risque de révéler involontairement un secret ? L’hypnose n’est pas un sérum de vérité. Comme vous entendez ce qui est dit et que vous savez ce que vous répondez, il n’y a pas vraiment de risque de ce côté-là. Bien sûr, tout ce qui est révélé durant une séance est confidentiel ! Il s’agit d’une thérapie, pas d’un interrogatoire. Mon but n’est pas de découvrir des scoops, mais d’aider mes clients à atteindre leurs objectifs.

Être sous hypnose signifie-t-il que l’on est soumis ? Pas du tout, au contraire. C’est la personne qui décide si les suggestions faites par le thérapeute lui conviennent et si elle les accepte. J’avoue que parfois des clients me donnent du fil à retordre. Je dois essayer autrement, reformuler mes phrases, chercher d’autres approches avant d’arriver à trouver les mots qui leur sont justes. C’est au thérapeute de s’adapter.

Est-ce que je perds le contrôle? Sous hypnose, vous ne feriez rien de plus qu’en étant « éveillé ». Imaginons qu’on vous ordonne d’ouvrir la fenêtre et de sauter. Le feriez-vous ? Non. Votre conscient, le rationnel, sait que ce n’est pas quelque chose que vous voulez. Même si sous hypnose c’est au subconscient que l’on s’adresse, le conscient est là, un peu en retrait certes, mais il est là et veille sur vous. Au moment même où on vous demanderait de faire quelque chose d’insensé, le conscient reprendrait sa place, ce qui vous ferait sortir d’hypnose.

Seuls les faibles d’esprits peuvent être hypnotisés ! Absolument pas. Il existe plusieurs méthodes d’induction différentes : relaxation, pont émotionnel, etc. Il y en a pour tous types de caractères. D’ailleurs, comme je l’ai expliqué dans l’article précédant : nous sommes tous hypnotisables.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch. J’y répondrai volontiers.

Régression en âge et hypnose

photo credit: JcOlivera.com via photopin cc

Déjà lors de notre vie intra-utérine, notre cerveau enregistre et stock chaque événement, sensation et émotion vécu ou ressenti. Bien sûr, nous ne pouvons pas garder consciemment en mémoire chaque instant de notre vie : notre cerveau ferait un burn-out. Il sélectionne donc ce qui lui semble important, ou du moins nécessaire, à long et court terme.

Notre mémoire est comme une grande armoire d’apothicaire où chaque tiroir contient un souvenir. Certains tiroirs sont faciles d’accès et régulièrement utilisés, d’autres le sont moins. Sous hypnose, il est possible d’aller rechercher tous les souvenirs que notre conscient ignore.

Durant notre enfance, nous vivons toutes sortes d’événements bouleversants qui marquent notre mémoire. Plus tard, cela pourra avoir des effets sur notre personnalité tels qu’un manque de confiance en soi, de la culpabilité, un mauvais rapport au corps, des phobies ou de la colère par exemple.

En hypnose, lors d’une régression en âge, nous découvrons l’évènement initial de sensibilisation (EIS), le premier événement où nous avons ressenti une certaine émotion. Avec le recul, une réaction d’adulte, qui semblait être injuste ou terrifiante à l’époque, peut s’avérer être finalement assez anecdotique, ou simplement mal interprétée car nous étions trop petit pour la comprendre. Bien sûr, il peut aussi s’agir de traumatismes plus importants que notre conscient a préféré mettre de côté pour se protéger. Quoi qu’il en soi, ces événement créés en nous une réaction émotionnelle.

Vers l’âge de 7 ans, nous avons déjà expérimenté au moins une fois chacune des huit émotions de base (peur, colère, joie, tristesse, confiance, dégoût, anticipation et surprise). Ces émotions peuvent s’exprimer à différents degrés d’intensité et même se combiner entre elles pour créer des émotions nouvelles. Ainsi, l’amour est un mélange de joie et de confiance, la crainte est un mélange de peur et de surprise.

En prenant conscience de l’EIS et grâce au recul et à la compréhension de l’adulte que nous sommes aujourd’hui, nous pouvons, non pas effacer ou changer l’événement, mais le comprendre et en tirer les apprentissages qu’il nous a apporté. Il s’agit d’un travail très intense et profond avec notre enfant intérieur, cette partie de nous qui est resté marquée au niveau instinctif de l’enfant que nous avons été.

Je pratique les régressions en âge par l’hypnose dans mon cabinet à Bienne.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Séances de groupe pour arrêter de fumer

photo credit: Dirigentens via photopin cc

photo credit: Dirigentens via photopin cc

Chaque fumeur s’est un jour dit qu’il voudrait arrêter de fumer et pourtant cela paraît parfois si difficile. Les motivations ne sont pas toujours les bonnes et la peur de ne pas y arriver, entre autres, sont souvent un frein. Lorsque l’on est sous hypnose, nous nous adressons au subconscient, cette partie de nous qui a peur de changer et qui provoque divers blocages. Grâce aux suggestions positives, le subconscient peut être rassuré et les mécanismes de ce dernier peuvent être alors reprogrammés pour permettre à la personne d’atteindre son objectif plus facilement.

Je donnerai des séances de groupe à l’Université Populaire de Bienne quatre vendredis, du 14 novembre au 5 décembre 2014.

La première séance débutera par une introduction à l’hypnose, pour mieux comprendre de quoi il s’agit et comment cela fonctionne. L’hypnose peut fasciner ou inquiéter, il est donc important que les participants soient à l’aise avec le concept. Suite à cela nous débuterons les séances d’hypnose.

Cliquez ici pour vous inscrire!

Perte de poids et hypnose

photo credit: HeavyWeightGeek via photopin cc

photo credit: HeavyWeightGeek via photopin cc

C’est enfin l’été et la guerre contre les kilos en trop a commencée. Les régimes miracles our être parfait au bord de la plage sont nombreux, mais attention à l’effet yo-yo! Beaucoup de régimes promettent une perte de poids rapide mais pas nécessairement très saine. Une fois l’objectif atteint (si toutefois il l’est!), une grande majorité craque pour cause de frustration et les anciennes habitudes reprennent vite le dessus. Sans parler de l’effet de stockage que les régimes draconiens provoquent.

Pour éviter tout cela, mieux vaut entreprendre un travail de rééducation nutritionnelle, même si cela semble prendre plus de temps. En plus du suivi d’un spécialiste de la nutition, l’hypnothérapie peut être un excellent soutien dans cette démarche.

Cette rééducation doit se faire sur deux plans. Tout d’abord, certaines personnes mangent par habitude, comme par exemple en prenant un croissant pour accompagner le café tous les matins ou avec du chocolat après chaque repas. Ces habitudes sont prises au fil du temps et peuvent généralement être facilement contrôlées. Ensuite, il y a les mangeurs émotionnels qui mangent lorsqu’elles sont stressées ou en colère, pour combler un manque ou parce qu’elles s’ennuient. Un régime, quel qu’il soit, sera beaucoup plus difficile à tenir pour ces personnes car le désir de manger doit être satisfait immédiatement.

L’hypnothérapie peut aider à changer ses mauvaises habitudes rapidement et permet de mieux comprendre d’où viennent les émotions qui poussent à manger. En les comprenant, le besoin de compenser par la nourriture ne sera plus nécessaire et mincir durablement sera alors beaucoup plus facile.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Trois états de conscience

photo credit: Michael Matti via photopin cc

photo credit: Michael Matti via photopin cc

Nous avons trois états de conscience distincts qui contrôlent différentes choses. Parfois, ils ont de la peine à communiquer entre eux. Il s’agit du conscient, du subconscient et de l’inconscient. Il est très important de comprendre notre esprit afin de comprendre l’hypnose.

L’inconscient fait deux choses : Il renforce ou affaiblit notre système immunitaire et dirige les fonctions automatiques de notre corps (battement de cœur, clignement des yeux, etc.). Nous n’avons pas un contrôle conscient sur ces réactions physiques.

Le conscient est la partie dont nous nous occupons en général. Mais le conscient ne peut faire que quatre choses.

Sa première fonction est de penser, d’analyser les problèmes et essayer de trouver des solutions au quotidien. Une de ses fonctions est de prendre des décisions tout au long de la journée. Par exemple « Est-ce que je vais regarder la télé ? ». Même si nous pensons qu’il s’agit d’automatisme, nous devons décider si nous allons le faire ou non et à quel moment.

La deuxième fonction est la fonction rationnelle de notre conscient, celle qui explique pourquoi nous nous comportons d’une manière particulière. Le problème est que le raisonnement rationnel ne nous indique pas la véritable raison de nos comportements. Par exemple, beaucoup de fumeurs disent qu’ils fument car ça leur donne une sensation de calme et de détente. Les explications de notre comportement par la partie rationnelle de notre esprit ne sont jamais justes. Généralement, les fumeurs commencent parce qu’il ont besoin de sécurité. C’est un besoin de base que l’on reçoit auprès de nos parents et notre famille. En étant adolescents, le besoin de sécurité s’étend à d’autres secteurs, en voulant faire partie d’un groupe par exemple. Certains trouvent la sécurité dans le tabagisme, d’autre non. Donc l’explication d’un fumeur vient de son conscient mais ne correspond pas à la réalité.

La troisième occupation du conscient s’appelle la volonté. Pour en revenir à l’exemple du fumeur, vous en avez certainement déjà entendu dire « C’est la dernière que je fume » et nous savons tous combien de temps cela dure. Pareil pour un régime. La volonté dure aussi longtemps que nous sommes encouragé à tenir, car le conscient à une capacité très limité.

La dernière fonction de notre conscient est la mémoire courte ou mémoire active qui nous fait fonctionner dans notre vie quotidienne. C’est cette mémoire qui nous guide dans notre journée.

Le subconscient est, contrairement au conscient, très puissant. C’est la partie de la vraie personnalité. Les habitudes, comportement et personnalité qui se développent lorsqu’on grandit. La modification de ces habitudes sont difficiles car nous résistons à la modification de nos habitudes.

Le travail du subconscient est de souligner et de programmer le type de personne que nous somme suite aux expériences de vie.

Le subconscient ne connaît pas la différence entre la réalité et l’imagination. Donc, si une personne imagine être gros, mince, fumeur, non-fumeur, un échec, un succès ou quoi que ce soit, le subconscient ajoute ces informations, qu’elles soient vraies ou fausses et les enregistre, comme dans un disque dur d’ordinateur.

D’ailleurs le subconscient enregistre absolument tout. Chaque mouvement, chaque souvenir, chaque goût ou odeur. A l’âge de trente ans, on a accumulé en moyenne trois billions de souvenirs, la plupart bloqués par le conscient. L’hypnose a accès au subconscient et peut donc voyager dans le temps en accédant à ce disque dur. Par exemple, grâce à l’hypnose, nous pouvons revivre notre tout premier anniversaire. Pas comme un souvenir ordinaire, mais en le revivant réellement. On peut revoir le cadeau et même l’emballage, entendre les conversations très clairement.

On oubli uniquement au niveau conscient, jamais au niveau du subconscient, à moins d’avoir endommagé une partie de notre cerveau.

L’autre faculté de notre subconscient est faite d’émotions. Nous ne pouvons et ne voulons pas vivre sans, même si parfois elles nous apportent des soucis. Le conscient ne peut pas traiter les émotions, il laisse donc cette partie au subconscient. Une fois que la situation émotive est terminée, notre conscient analytique succède au subconscient. Par exemple, ça vous est déjà arrivé de vous dire « Pourquoi j’ai dit cela, j’ai intimidé l’autre personne ? » et à ce moment, vous entendez votre subconscient rire et dire « C’était bien amusant ! ».

La quatrième faculté de notre subconscient est la partie protectrice. Le subconscient nous protège contre les dangers, qu’ils soient vrais ou imaginés. Encore une fois, le subconscient ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Donc il nous protège contre les dangers perçus, imaginés ou réels. Par exemple, même si les araignées qui vivent en Suisse ne sont pas dangereuses, certaines personnes en ont une peur bleue. D’une façon ou d’une autre, le subconscient les perçoit comme dangereuses et « protège » la personne en faisant en sorte que le cœur accélère pour la préparer à se sauver face au danger.

La dernière faculté de notre subconscient est la partie la plus paresseuse de nous-même. Il déteste travailler et donc il n’acceptera pas les suggestions de changement. Il aime garder les choses tel qu’elles sont. Par exemple, pourquoi est-ce qu’on marcherait si on pouvait simplement s’asseoir ? Les suggestions positives sont plus difficiles à faire entrer dans le subconscient alors que les suggestions négatives y entre comme un couteau chaud coupe du beurre, parce qu’il n’y a pas de travail à faire en acceptant des suggestions négative.

Imaginez, une personne obèse sort de la douche et se regarde dans le miroir en se disant « Mon Dieu, comme je suis gros ! ». Le subconscient va alors comparer cette pensé aux expériences précédentes et dira « Oui ! Cela correspond à la perception de toi et l’information que j’ai programmée ! ». La personne renforce cette idée et devient encore plus lourde. Si la même personne, en se regardant dans le miroir se disait « Je suis beau, fort, musclé et mince », le subconscient, en faisant la comparaison avec les expériences précédentes dira « Non ! Ca ne correspond pas à la programmation ! » et refusera d’en faire une réalité.

Alors comment faire pour que les suggestions positives entre dans notre subconscient ? Car il est important de comprendre que si une idée ou un concept entre dans le subconscient, il doit se produire. Si la programmation est changée, le subconscient doit y répondre.

Un excellent moyen pour faire entrer les suggestions dans le subconscient, est l’hypnose car il permet de contourner l’esprit critique qui force notre conscient à intervenir négativement. L’esprit critique est comme le gardien d’une porte que l’on doit occuper avec autre chose pour « détourner » son attention. Pendant l’hypnose, le conscient et l’esprit critique sont comme envoyé en vacance dans un endroit très agréable où ils ne veulent pas être dérangé.

Comme je l’ai dit plus haut, c’est le subconscient qui nous protège des dangers, l’hypnotiseur n’a donc pas un contrôle totale et l’hypnose n’est pas un état de sommeil.

L’hypnose est la suspension temporaire de l’esprit critique et l’établissement de l’acceptation de la pensé sélective.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Hypnose : Un peu d’histoire

photo credit: Marwa Morgan via photopin cc

photo credit: Marwa Morgan via photopin cc

On connaît l’hypnose depuis l’Egypte antique (3000-1000 avant J.-C.). Les temples de guérison (ou temple du sommeil) étaient des sortes d’hôpitaux, voués à la guérison de maladies, beaucoup d’entre elles étant de nature psychologique. Les prêtres amenaient les patients dans un état de conscience modifié pour analyser leurs rêves et trouver un traitement approprié. Ces temples ont existé au Moyen-Orient et en Grèce antique sous le nom de Asklepieions.

L’hypnose a ensuite été pratiquée pour des exorcismes, par exemple par le Père Hell, un prêtre jésuite du 18ème siècle. Hell s’intéressait à ce qu’on appellera plus tard le mesmérisme, le pouvoir de guérison par les aimants. Le nom « mesmérisme » vient de Mesmer (1734-1815), qui s’inspira du travail de Hell et en tirât l’essentiel du crédit.

Selon Mesmer, le magnétisme animal est la capacité de tout homme à guérir son prochain grâce à un fluide naturel. Le magnétiseur serait la source de ce fluide et le diffuserait grâce à des passes, dites « passes mesmériennes », dans tout le corps. Mesmer avait finalement plus de patients qu’il ne pouvait en traiter, il a donc décidé de faire des séances collectives. Ces séances s’organisaient dans un environnement soigneusement mis en scène (musique, pénombre). Le but était d’obtenir, grâce aux passes magnétiques, une crise convulsive thérapeutique. Mais cette méthode a très vite été controversée et une enquête a été menée, notamment par Monsieur Guillotin. L’objectif était de déterminer si le fameux fluide existait ou non. La conclusion fut que ce fluide n’existait pas mais que le phénomène se produisaient bel et bien car il relève de quatre facteurs : Les attentes, l’imagination, l’imitation et les émotions.

Le rôle des attentes est relativement poussé. Les commissaires ont fait des tests à l’aveugle en emmenant des patients devant une porte fermée en leur annonçant, ou non, qu’un magnétiseur, derrière cette porte, allait les magnétiser. Les patients ne réagissent que lorsque la présence du magnétiseur était évoquée. La conclusion fut que le fluide était donc une fiction. L’imitation joue également un rôle évident. Il suffit qu’une personne ressente quelque chose et l’évoque à haute voix pour que le comportement soit ressenti et mis en acte par les autres.

Plus tard, le Marquis de Puységur (1751-1825), ancien élève de Mesmer, se distingue de ce dernier en déclarant n’être qu’un vecteur pour les malades qui seraient en fait leurs propres médecins. Il remet également en doute le fait que la crise, dont Mesmer avait fait la manifestation par excellence du magnétisme, ne soit autre chose qu’un parasite. Puységur avait utilisé la mesmerisation pour soigner les maux dont son personnel de maison était atteint. Et c’est accidentellement qu’il a réussi à produire chez un paysan l’état de somnambulisme, un état hypnotique très profond qui permet une clairvoyance certaine.

Ce n’est qu’au début du 19ème siècle que le magnétisme a été renommé hypnose par le docteur James Braid, bien que le terme avait déjà été utilisé par d’autres. Braid remplace la méthode d’induction visuelle par une induction avec la fixation d’un objet brillant. Il définit l’hypnose comme un état de sommeil nerveux. Il utilise cette méthode pour obtenir l’anesthésie (l’éther n’a été utilisé aux Etats-Unis qu’à partir de 1842 et en France en 1847).

Mais c’est James Esdaile qui a fait le plus grand travail sur la chirurgie sans douleur en 1846 en Inde. Il est dit qu’il a pu effectuer toutes les opérations possibles et imaginables de l’époque, dont les amputations. La mortalité suite à la chirurgie de l’époque était de 50%. Grâce à sa technique, ce taux est descendu de 8% et les patients se rétablissaient bien mieux et bien plus vite. Quand il est rentré en Angleterre pour montrer sa découverte aux chirurgiens, ceux-ci on montré une résistance si forte qu’il n’est pas parvenu à les hypnotiser. Bien qu’il ait été ridiculisé par ses confrères, Esdaile a tout de même ouvert son propre hôpital à Londres pour continuer son travail.

En 1876, Jean Martin Charcot, médecin le plus connu de l’hôpital de la Salpêtrière, voit en l’hypnose un état pathologique propre aux hystériques. Il n’utilise donc pas l’hypnose à des fins thérapeutique. Le travail de Charcot restitue également toute sa dignité à l’hystérie. Charcot déclare que les symptômes hystériques sont dus un « choc » traumatique provoquant une dissociation de la conscience. La malade n’est donc plus considérée comme étant une simulatrice. Et il découvre aussi, à la surprise générale, que l’hystérie n’est pas le « privilège » des femmes.

Mais Hippolyte Bernheim conteste Charcot. Il soutient que l’hypnose est un phénomène normal, applicable à n’importe qui. Il considère que l’on ne peut pas distinguer l’hypnose de la suggestibilité. Il dit d’ailleurs « La suggestion est née de l’ancien hypnotisme comme la chimie est née de l’alchimie ». Il abandonne progressivement l’hypnose au profit d’une méthode qu’il appelle psychothérapie. Vers 1900, Bernheim est considéré comme l’un des plus grand psychothérapeute d’Europe.

Freud s’est aussi essayé à l’hypnose dans le but de retrouver les souvenirs traumatiques de ses patients. Malheureusement, il s’est avéré qu’il était très mauvais hypnothérapeute et il a donc abandonné. Le refus de certains psychanalystes d’utiliser l’hypnose n’est pas hérité directement de Freud, mais de certains de ces successeurs. L’hypnose a été utilisée ensuite lors de la première et de la deuxième guerre mondiale pour le traitement des névroses.

C’est Milton Erickson et Dave Elman qui vont jouer un rôle déterminant dans l’évolution de l’hypnose. Ils ne se rencontreront jamais et pourtant développerons chacun leur propre méthode : l’hypnose eriksonnienne pour le premier et l’hypnose classique pour l’autre. Tous deux aiderons l’armé lors de la seconde guerre mondiale, soit au recrutement des soldats, soit à leur « guérison » après la guerre.

 

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.