Rumination mentale

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Vous est-il déjà arrivé, après une discussion avec un collègue par exemple, de vous rejouer mentalement la scène, encore et encore, vous demandant ce qu’il a bien voulu dire par «Si tu le dis» ou convaincu que vous auriez dû agir autrement?

Nouveau trouble de notre époque, la rumination mentale, ou overthinking, concernerait plus de 50% des quadras et plus de 60% des jeunes adultes. Comment en sommes-nous arrivé à ce trouble pouvant mener droit à la dépression?

Les overthinkers pensent que le pire est déjà passé, contrairement aux anxieux qui vivent dans le fameux «Et si?». Ils ne se limitent pas non plus au simple fait de réfléchir. Leurs pensées se concentrent dans un premier temps sur l’événement qui vient d’avoir lieu avant de faire des «liens» avec d’autres situations du présent, voir même du passé, faisant ainsi surgir leurs doutes les plus intimes. «Pourquoi il y a toujours un bouchon quand j’ai une réunion? Mon boss aura de nouveau une mauvaise image de moi! En plus cette idée d’habiter si loin du travail, je n’aurai jamais du prendre cet appartement avec Jules. Juste parce qu’il ne voulait pas s’éloigner de ses parents. C’est toujours lui qui décide de tout. Si je rate ce rendez-vous, je vais me faire virer. Je suis bonne à rien de toute façon.»

Le spécialiste en santé communautaire Serge Marquis parle du hamster intérieur, une métaphore de notre égo qui s’inquiète, s’affole, se fâche et rumine lorsqu’il se sent menacé, pensant qu’on lui manque de respect, qu’on le ridiculise ou pire: qu’on ne l’aime pas. «Pourquoi c’est toujours moi qui dois tout faire?»

Ruminer trop souvent et trop longtemps risque de déséquilibrer la sécrétion des hormones de stress. C’est pourquoi des problèmes de fatigue, d’anxiété ou de dépression peuvent venir avec le temps.

Lorsque le hamster intérieur se met à tourner dans notre tête, des hormones de stress sont sécrétées. Les mêmes hormones donc que celles sécrétées lorsque nous devons faire face à un danger, bien qu’en l’occurrence, il ne soit pas réel. Lorsque nos ancêtres devaient faire face à un danger imminent, la sécrétion d’hormones de stress les poussait à agir vite. Le problème est que face à une « menace » intellectuelle, on pense beaucoup moins clairement, on se «fige» et on se laisse submerger par ces pensées négatives. Il est donc important d’apprendre à reconnaître ces discours intérieurs pour pouvoir retrouver la paix de l’esprit et protéger notre santé.

Comment venir à bout de la rumination mentale?

Intégrer une méthode de gestion du stress au quotidien serait un bon début pour apprendre à gérer son hamster intérieur. La technique du Docteur David O’Hare, la cohérence cardiaque, permet d’améliorer sa capacité à gérer le stress. Durant une quinzaine de jours, faites trois séances par jour (matin, midi et soir) de six respirations profondes par minutes, pendant 5 minutes. Vous pourriez être agréablement surpris des changements que ce simple exercice a à offrir.

L’émotion liée à ce mal envahissant et épuisant est la peur. L’hypnothérapie, Access Bars et l’EFT sont trois approches idéales pour identifier cette peur, la comprendre et s’en défaire.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

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