Phobie du dentiste et hypnose

Dentiste

photo credit: Dentist via photopin (license)

 

Bien que j’utilise l’hypnose depuis plusieurs années, je reste fascinée par son efficacité et les effets positifs qu’elle peut avoir. Je trouve magnifique qu’une technique aussi simple puisse faire toute la différence dans un moment stressant ou difficile, lorsque l’on sait comment l’utiliser.

Cela peut sembler un peu naïf de croire qu’un moment désagréable puisse être vécu paisiblement, simplement en faisant un simple exercice d’autohypnose. Et pourtant, je peux en témoigner personnellement.

 

Depuis ce printemps une de mes dents me fait terriblement souffrir. Le dentiste a tout fait pour soulager cette douleur, malheureusement sans succès. La semaine dernière, je n’y ai pas échappé : je suis passé par la case « traitement de racine ». Une opération que j’ai déjà subie il y a quelques années à l’étranger et qui m’a laissé le souvenir d’une intervention longue et extrêmement pénible.

J’arrive donc au cabinet avec une boule au ventre et mes craintes sont confirmées par le dentiste : « ça va faire mal ! ». Toutes les conditions sont réunies pour que les choses se passent mal. C’est bien connu, lorsque tout suggère que ça sera douloureux, ça ne peut que le devenir.

Après une première anesthésie, suivie d’une tentative infructueuse de fraisage, le dentiste me rassure en me disant « parfois il faut deux piqûres » et hop, on recommence. Sauf que non, ça fait toujours atrocement mal. Un peu désespéré, il me fait une troisième anesthésie. Je précise que je suis une ancienne phobique des aiguilles et même si je ne panique plus en voyant la seringue si proche de mon visage, je ne me sens plus très à l’aise. De plus, je n’ai jamais bien supporté les produits anesthésiants, mon cœur bat la chamade, ma gorge se serre et mes mains tremblent. Je sens la peur monter, accompagnée des souvenirs de la première opération et d’idées du genre “l’anesthésie n’a aucun effet sur moi, je vais souffrir le martyr, il va finir par m’arracher la dent!”.

 

Juste avant que la panique m’emporte, j’ai eu le réflexe de me demander ce que je conseillerais à un de mes clients. Je me suis rappelé du mudra où l’on joint le pouce et le majeur, accompagné de quelques respirations profondes. La peur à tendance à nous faire décoller, à perdre la notion du réel. Le simple fait de se reconnecter au monde physique permet de se couper de ses pensées délirantes et sortir de cette spirale mentale. Je me suis focalisée sur le mouvement de mon ventre qui se gonflait et se dégonflait, la sensation du contact avec mes mains moites et tremblantes. J’ai entendu le dentiste me dire que là je ne sentais plus rien et effectivement, j’ai réalisé que je ne sentais plus rien. Les battements de mon coeur avaient ralenti et mon mental s’était tu.

J’ai choisi à ce moment là d’utiliser tout ce qui m’entourait: les sensations et les bruits que j’entendais, mêmes ceux des fraiseuses, pour m’accompagner dans une séance d’autohypnose. Très vite, je sentais que je me laissais bercer par les voix du dentiste et de son assistant, la vibration de la fraise dans ma bouche, le mouvement lent de ma respiration. J’étais arrivée à un état si profond que c’en devenait presque agréable. Si agréable que le “ça va Madame?” de l’assistant m’a semblé si lointain que je n’ai pas jugé nécessaire de lui répondre. Ce n’est que lorsqu’il m’a secoué le bras et que, d’un ton paniqué, il s’est écrié “CA VA MADAME?” que j’ai ouvert les yeux pour constater que lui et le dentiste avaient l’air de flipper en voyant que je ne réagissais plus. Je leur ai fait signe que ça allait avant de refermer les yeux et ils ont pu continuer leur travail. Je les ai entendu s’interroger: “Elle dort?”. C’était une erreur de ma part, j’aurais dû les avertir que j’allais essayer de faire de l’autohypnose. Mais j’avoue que je ne m’attendais pas à atteindre ce niveau de profondeur, seule, dans que quelqu’un m’accompagne. Finalement, l’intervention a été moins longue que prévue et je n’ai absolument rien senti.

 

Même si je sais que l’hypnose est un excellent moyen de calmer une angoisse et d’atténuer une douleur, je ne l’avais personnellement jamais encore vécu. Je l’évoquais également plus haut, j’ai vécu des années avec la phobie des aiguilles, là aussi j’ai pu constater que même si me faire piquer me déplait, je ne me met plus dans un état de nerf insurmontable rien qu’en voyant la seringue s’approcher de moi.

Je sais que pour beaucoup, aller chez le dentiste est une source d’angoisse. Les facteurs de stress ne manquent pas. Entre les bruits des instruments, la sensation d’être pris au piège couché sur cette chaise, les piqûres, etc. les occasions pour mal vivre ce moment sont nombreuses.

Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Grâce à quelques techniques simples, allez chez le dentiste peut (presque) devenir une partie de plaisir.

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez que je vous accompagne dans cette démarche.

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