Le modèle de Brooke

modèle de Brooke

Le modèle de Brooke Castillo pourrait-il résoudre tous nos problèmes ? Ce modèle d’autocoaching, qui m’a été présenté par une de mes amies récemment, m’a tout de suite parlé, tant il est simple et pertinent. Après l’avoir testé quelque temps, j’avais envie de partager cet outil avec vous.

Le principe de base du modèle de Brooke est que nos pensées créent nos sentiments, nos sentiments créent nos actions et que nos actions créent nos résultats.

Les circonstances

Les circonstances sont des faits indéniables, qui peuvent être prouvés et sur lesquels tout le monde est d’accord. Par exemple, il y a vingt points sur ma To Do List d’aujourd’hui.

Les circonstances ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont toujours neutres. Ce sont les pensées que nous avons à propos de ces circonstances qui déterminent ce qui est considéré comme bon ou mauvais.

Les événements de notre passé et les actions d’autres personnes envers nous sont également des circonstances.

Les pensées

Il faut bien distinguer les pensées des circonstances. Les pensées sont des descriptions ou des opinions, les circonstances sont des faits.

Par exemple, j’ai trop de choses à faire, je n’arriverai jamais à terminer les vingt points de ma To Do List à temps.

Nous n’avons pas tous les mêmes pensées, même si les circonstances sont les mêmes. Et à l’inverse, même si tout un groupe est d’accord, cela reste une pensée (collective) qui ne change en aucun cas les circonstances.

Nous avons près de 60 000 pensées par jours. Bien sûr, nous ne pouvons pas être conscients de chacune d’elles. Nous pouvons toutefois apprendre à choisir intentionnellement nos pensées (nous verrons plus loin comment faire).

Les sentiments

En un seul mot, nous pouvons exprimer comment une pensée nous fait nous sentir : colère, tristesse, joie, honte, enthousiasme, heureux, incertain, etc.

Si l’on me demande comment je me sens lorsque je me dis que je n’arriverai pas à terminer tout ce que j’ai à faire, je pourrais répondre que je me sens débordée.

L’idée que je n’arriverai jamais à faire tout ce qu’il y a sur ma To Do List (pensée) me fait me sentir dépassée (sentiment). Le fait qu’il ait vingt points sur la liste (circonstance) reste neutre. Ce sont mes pensées puis mes sentiments qui rendent cet événement négatif. Quelqu’un d’autre pourrait le vivre différemment et se dire que la journée passera vite.

En comprenant que ce sont nos pensées qui provoquent nos sentiments, nous sommes capables d’apprendre à nous sentir mieux, sans pour autant changer les circonstances. Personne ne nous oblige à nous sentir d’une certaine manière.

Quand nous disons qu’une personne nous fait nous sentir d’une certaine façon, nous perdons notre pouvoir. Alors que nous sommes responsables des sentiments que nous éprouvons. C’est une bonne nouvelle ! Cela veut dire que nous pouvons choisir comment nous voulons nous sentir.

Les actions

Les sentiments nous mènent à une action, une inaction ou une réaction. Que faisons-nous, ou ne faisons-nous pas, dans ce cas ? Quel est notre comportement ? Comment réagissons-nous ?

Disons que comme je me sens dépassée face à ma liste de choses à faire, je procrastine.

Les résultats

Les résultats sont les conséquences, ou les répercussions, causées par nos actions, inactions ou réactions.

Résultat des courses, je ne fais rien. Ce qui confirme que j’ai trop de choses à faire (pensée).

Comment utiliser le modèle de Brooke ?

En résumé :

• Les circonstances (C) sont des faits neutres.
• Les pensées (P) sont les phrases dans notre esprit à propos des circonstances.
• Les sentiments (S) sont les sensations dans notre corps causées par nos pensées.
• Les actions (A) sont ce que nos sentiments nous poussent à faire.
• Les résultats (R) sont les conséquences de nos actions.

Nous cherchons souvent à changer nos actions, sans nous intéresser d’abord à nos pensées et sentiments. Ce qui risque de créer une dissonance en nous. Le modèle de Brooke permet d’aller à la source du problème.

En pratique

Lorsque vous faites face à un problème, commencez par écrire les cinq points sur une feuille. Remplissez ensuite la ligne que vous souhaitez résoudre. Par exemple, vous voulez arrêter de procrastiner.

  • C :
  • P :
  • S :
  • A : Je procrastine.
  • R :

Complétez les autres lignes pour avoir une vue plus globale de la situation :

C : Il y a 20 points sur ma To Do List aujourd’hui.
P : Je n’arriverai jamais à terminer à temps.
S : Je me sens dépassée.
A : Je procrastine.
R : Je ne termine pas ce que j’ai à faire.

En découvrant quelle est la pensée provoquant les résultats dans nos vies, nous en devenons responsables. Cette prise de conscience nous montre dans quelle mesure nous créons nos résultats avec nos pensées. Adopter une pensée différente mènera donc à un résultat différent.

Quelle nouvelle pensée faudrait-il adopter pour atteindre le résultat souhaité ? En remplaçant ma pensée initiale par « J’ai 30 minutes avant ma prochaine séance, j’ai le temps d’en terminer deux ! », mon sentiment évoluera. Je commencerai, par exemple, à ressentir de la motivation ou de la détermination, ce qui me poussera à une nouvelle façon de fonctionner (action).

La nouvelle pensée doit être crédible (si nous n’y croyons pas, ça ne marchera pas). Elle peut aussi changer progressivement, commencer par être neutre avant d’être positive.

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