Sommes-nous tous hypnotisables?

 

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Dernièrement, TF1 proposait une émission mettant en scène le célèbre hypnotiseur canadien Messmer et une brochette de stars prêtes à se faire hypnotiser. Mais est-ce qu’il lui suffit vraiment de claquer des doigts pour nous faire faire n’importe quoi ? Bien que nous soyons tous hypnotisables et que l’état d’hypnose soit naturel, un simple «dormez» ne suffira pas nécessairement à nous faire tomber comme des mouches. Cela dit Messmer a raison: nous sommes tous hypnotisables. Toutefois, certains paramètres sont à prendre en compte.

Tout d’abord notre volonté: si au plus profond de moi (que ce soit à un niveau conscient ou inconscient) je ne souhaite pas être hypnotisé, même le plus grand hypnotiseur aura du mal à le faire. Il est impossible d’hypnotiser une personne contre son gré.

Curieusement, les personnes souhaitant trop être hypnotisées auront aussi tendance à ne pas y arriver car elles seront trop occupées à essayer, alors que l’état d’hypnose est un état où notre esprit doit être calme et détendu.

Il arrive aussi qu’il y ai un blocage simplement parce qu’il y a une peur ou un doute. Par exemple, quelqu’un qui n’a jamais fait d’hypnose pourrait avoir des questions comme «est-ce que je peux rester bloqué en hypnose?».  C’est pourquoi il est important de poser ses questions avant de débuter. Pour ma part, une partie du premier entretien consiste à répondre à toutes ces questions afin de rassurer mes clients sur le déroulement d’une séance. Aussi, si le subconscient estime que le conscient n’est pas prêt à découvrir telle ou telle chose, il se bloquera.

Une fois que l’on a expérimenté consciemment l’hypnose, il est toujours plus facile de retrouver cet état. Mais là encore, cela ne veut pas dire que cela fonctionnera à chaque fois. Le contexte ne sera probablement pas le même que la fois précédente. Peut-être que le lieu n’est pas rassurant ou que l’hypnotiseur n’inspire pas confiance. Bref, si quoi que ce soit est perçu comme étant «dangereux», entrer en hypnose s’avérera difficile voir impossible.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est notre subconscient qui veille sur nous et nous protège. Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir: nous sommes tous hypnotisables mais pas n’importe où, n’importe quand.

Mais alors comment ces spectacles marchent-ils? Pourquoi se «ridiculiser» en publique pour amuser la galerie? Les artistes ne choisissent pas les personnes qui monteront sur scène au hasard. Ils procéderont tout d’abord à une série de testes sur le publique (doigts collés, lévitation du bras, etc.) qui leur permettra de déterminer qui est réceptif. Quelqu’un qui «joue le jeu» à ce moment-là, sera plus enclin à le faire ensuite. Pourquoi? Déjà parce qu’il y croit. Ensuite, il est toujours possible de (se) dire qu’il était impossible de résister aux suggestions faites par l’hypnotiseur. Mais là encore, il n’est pas possible de forcer quelqu’un à agir contre son gré ou aller contre ses convictions. Imaginons que, lors d’un spectacle, on demandait aux participants de se visualiser sur un champ de bataille en train de tirer sur les soldats ennemis. Une personne qui milite contre les armes à feu, par exemple, risque de sortir de cet état de transe car cela va contre ses convictions alors que les autres le vivrons simplement comme un jeu.

Nous expérimentons tous l’état d’hypnose plusieurs fois par jour. Lors que nous sommes très concentré sur une tâche et que tout ce qui se passe autour de nous «disparaît», lorsque l’on voyage dans sa tête, qu’on se plonge dans un livre ou un film.  Cet état est facile à reproduire et très agréable. Je travaille dans un but thérapeutique et non de spectacle. Je laisse donc mes clients décider du rythme auquel ils souhaitent avancer et bien entendu ce qu’ils souhaitent travailler.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Régression en âge et hypnose

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Déjà lors de notre vie intra-utérine, notre cerveau enregistre et stock chaque événement, sensation et émotion vécu ou ressenti. Bien sûr, nous ne pouvons pas garder consciemment en mémoire chaque instant de notre vie : notre cerveau ferait un burn-out. Il sélectionne donc ce qui lui semble important, ou du moins nécessaire, à long et court terme.

Notre mémoire est comme une grande armoire d’apothicaire où chaque tiroir contient un souvenir. Certains tiroirs sont faciles d’accès et régulièrement utilisés, d’autres le sont moins. Sous hypnose, il est possible d’aller rechercher tous les souvenirs que notre conscient ignore.

Durant notre enfance, nous vivons toutes sortes d’événements bouleversants qui marquent notre mémoire. Plus tard, cela pourra avoir des effets sur notre personnalité tels qu’un manque de confiance en soi, de la culpabilité, un mauvais rapport au corps, des phobies ou de la colère par exemple.

En hypnose, lors d’une régression en âge, nous découvrons l’évènement initial de sensibilisation (EIS), le premier événement où nous avons ressenti une certaine émotion. Avec le recul, une réaction d’adulte, qui semblait être injuste ou terrifiante à l’époque, peut s’avérer être finalement assez anecdotique, ou simplement mal interprétée car nous étions trop petit pour la comprendre. Bien sûr, il peut aussi s’agir de traumatismes plus importants que notre conscient a préféré mettre de côté pour se protéger. Quoi qu’il en soi, ces événement créés en nous une réaction émotionnelle.

Vers l’âge de 7 ans, nous avons déjà expérimenté au moins une fois chacune des huit émotions de base (peur, colère, joie, tristesse, confiance, dégoût, anticipation et surprise). Ces émotions peuvent s’exprimer à différents degrés d’intensité et même se combiner entre elles pour créer des émotions nouvelles. Ainsi, l’amour est un mélange de joie et de confiance, la crainte est un mélange de peur et de surprise.

En prenant conscience de l’EIS et grâce au recul et à la compréhension de l’adulte que nous sommes aujourd’hui, nous pouvons, non pas effacer ou changer l’événement, mais le comprendre et en tirer les apprentissages qu’il nous a apporté. Il s’agit d’un travail très intense et profond avec notre enfant intérieur, cette partie de nous qui est resté marquée au niveau instinctif de l’enfant que nous avons été.

Je pratique les régressions en âge par l’hypnose dans mon cabinet à Bienne.

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Séances de groupe pour arrêter de fumer

photo credit: Dirigentens via photopin cc

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Chaque fumeur s’est un jour dit qu’il voudrait arrêter de fumer et pourtant cela paraît parfois si difficile. Les motivations ne sont pas toujours les bonnes et la peur de ne pas y arriver, entre autres, sont souvent un frein. Lorsque l’on est sous hypnose, nous nous adressons au subconscient, cette partie de nous qui a peur de changer et qui provoque divers blocages. Grâce aux suggestions positives, le subconscient peut être rassuré et les mécanismes de ce dernier peuvent être alors reprogrammés pour permettre à la personne d’atteindre son objectif plus facilement.

Je donnerai des séances de groupe à l’Université Populaire de Bienne quatre vendredis, du 14 novembre au 5 décembre 2014.

La première séance débutera par une introduction à l’hypnose, pour mieux comprendre de quoi il s’agit et comment cela fonctionne. L’hypnose peut fasciner ou inquiéter, il est donc important que les participants soient à l’aise avec le concept. Suite à cela nous débuterons les séances d’hypnose.

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Perte de poids et hypnose

photo credit: HeavyWeightGeek via photopin cc

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C’est enfin l’été et la guerre contre les kilos en trop a commencée. Les régimes miracles our être parfait au bord de la plage sont nombreux, mais attention à l’effet yo-yo! Beaucoup de régimes promettent une perte de poids rapide mais pas nécessairement très saine. Une fois l’objectif atteint (si toutefois il l’est!), une grande majorité craque pour cause de frustration et les anciennes habitudes reprennent vite le dessus. Sans parler de l’effet de stockage que les régimes draconiens provoquent.

Pour éviter tout cela, mieux vaut entreprendre un travail de rééducation nutritionnelle, même si cela semble prendre plus de temps. En plus du suivi d’un spécialiste de la nutition, l’hypnothérapie peut être un excellent soutien dans cette démarche.

Cette rééducation doit se faire sur deux plans. Tout d’abord, certaines personnes mangent par habitude, comme par exemple en prenant un croissant pour accompagner le café tous les matins ou avec du chocolat après chaque repas. Ces habitudes sont prises au fil du temps et peuvent généralement être facilement contrôlées. Ensuite, il y a les mangeurs émotionnels qui mangent lorsqu’elles sont stressées ou en colère, pour combler un manque ou parce qu’elles s’ennuient. Un régime, quel qu’il soit, sera beaucoup plus difficile à tenir pour ces personnes car le désir de manger doit être satisfait immédiatement.

L’hypnothérapie peut aider à changer ses mauvaises habitudes rapidement et permet de mieux comprendre d’où viennent les émotions qui poussent à manger. En les comprenant, le besoin de compenser par la nourriture ne sera plus nécessaire et mincir durablement sera alors beaucoup plus facile.

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Souffrons-nous du syndrome de la suradaptation?

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« Et si c’était notre environnement qui n’a plus de sens, qui nous en demande trop, qui nous rend les choses intolérables… »  « Le Principe du Petit Pinguoin – Denis Doucet »

Avec « Le Principe du Petit Pingouin », Denis Doucet nous parle du syndrome de la suradaptation, qui semble en toucher plus d’un, et comment s’en libérer. Le livre est introduit par l’histoire de Little Boy, un petit pingouin du pôle Nord, est séduit par l’idée de partir travailler au Mexique, un environnement qui ne respecte en rien sa nature de pingouin. Cette métaphore est reprise tout au long de livre pour illustrer les dangers qui nous guettent à trop vouloir nous adapter et comment s’en sortir.

Peur de l’avion et hypnose

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photo credit: JonathanCohen via photopin cc

L’été est bientôt là et beaucoup d’entre nous préparent déjà leurs vacances. Le monde est aujourd’hui à porté de main et pourtant un passager sur trois avoue avoir peur en avion. Pourtant les accidents sont aussi rares qu’impressionnants.

Nous, voyageurs lambdas, ne savons pas comment un avion fonctionne alors, une simple turbulence nous suffi pour imaginer les pires scénarios catastrophes. De plus, une fois les portes fermées, nous n’avons plus aucun contrôle sur quoi que ce soit. Nous devons avoir une confiance aveugle en quelqu’un que nous n’avons même jamais vu. Une mauvaise expérience peut-être la cause de l’anxiété en avion, mais cela peut aussi être une conséquence directe d’autres phobies tels que la claustrophobie.

Heureusement, il existe beaucoup de méthodes et formes de thérapie pour guérir de la phobie de l’avion. Par exemple, des compagnies aériennes proposent des stages pour apprendre à maîtriser sa peur.

L’hypnothérapie est aussi un excellant moyen pour vous permettre de vous débarrasser de votre peur et prendre l’avion en étant calme et détendu.

Si vous avez des questions ou souhaitez fixer un rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter au 079 935 66 31 ou par mail à l’adresse info@melhypno.ch.

Trois états de conscience

photo credit: Michael Matti via photopin cc

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Nous avons trois états de conscience distincts qui contrôlent différentes choses. Parfois, ils ont de la peine à communiquer entre eux. Il s’agit du conscient, du subconscient et de l’inconscient. Il est très important de comprendre notre esprit afin de comprendre l’hypnose.

L’inconscient fait deux choses : Il renforce ou affaiblit notre système immunitaire et dirige les fonctions automatiques de notre corps (battement de cœur, clignement des yeux, etc.). Nous n’avons pas un contrôle conscient sur ces réactions physiques.

Le conscient est la partie dont nous nous occupons en général. Mais le conscient ne peut faire que quatre choses.

Sa première fonction est de penser, d’analyser les problèmes et essayer de trouver des solutions au quotidien. Une de ses fonctions est de prendre des décisions tout au long de la journée. Par exemple « Est-ce que je vais regarder la télé ? ». Même si nous pensons qu’il s’agit d’automatisme, nous devons décider si nous allons le faire ou non et à quel moment.

La deuxième fonction est la fonction rationnelle de notre conscient, celle qui explique pourquoi nous nous comportons d’une manière particulière. Le problème est que le raisonnement rationnel ne nous indique pas la véritable raison de nos comportements. Par exemple, beaucoup de fumeurs disent qu’ils fument car ça leur donne une sensation de calme et de détente. Les explications de notre comportement par la partie rationnelle de notre esprit ne sont jamais justes. Généralement, les fumeurs commencent parce qu’il ont besoin de sécurité. C’est un besoin de base que l’on reçoit auprès de nos parents et notre famille. En étant adolescents, le besoin de sécurité s’étend à d’autres secteurs, en voulant faire partie d’un groupe par exemple. Certains trouvent la sécurité dans le tabagisme, d’autre non. Donc l’explication d’un fumeur vient de son conscient mais ne correspond pas à la réalité.

La troisième occupation du conscient s’appelle la volonté. Pour en revenir à l’exemple du fumeur, vous en avez certainement déjà entendu dire « C’est la dernière que je fume » et nous savons tous combien de temps cela dure. Pareil pour un régime. La volonté dure aussi longtemps que nous sommes encouragé à tenir, car le conscient à une capacité très limité.

La dernière fonction de notre conscient est la mémoire courte ou mémoire active qui nous fait fonctionner dans notre vie quotidienne. C’est cette mémoire qui nous guide dans notre journée.

Le subconscient est, contrairement au conscient, très puissant. C’est la partie de la vraie personnalité. Les habitudes, comportement et personnalité qui se développent lorsqu’on grandit. La modification de ces habitudes sont difficiles car nous résistons à la modification de nos habitudes.

Le travail du subconscient est de souligner et de programmer le type de personne que nous somme suite aux expériences de vie.

Le subconscient ne connaît pas la différence entre la réalité et l’imagination. Donc, si une personne imagine être gros, mince, fumeur, non-fumeur, un échec, un succès ou quoi que ce soit, le subconscient ajoute ces informations, qu’elles soient vraies ou fausses et les enregistre, comme dans un disque dur d’ordinateur.

D’ailleurs le subconscient enregistre absolument tout. Chaque mouvement, chaque souvenir, chaque goût ou odeur. A l’âge de trente ans, on a accumulé en moyenne trois billions de souvenirs, la plupart bloqués par le conscient. L’hypnose a accès au subconscient et peut donc voyager dans le temps en accédant à ce disque dur. Par exemple, grâce à l’hypnose, nous pouvons revivre notre tout premier anniversaire. Pas comme un souvenir ordinaire, mais en le revivant réellement. On peut revoir le cadeau et même l’emballage, entendre les conversations très clairement.

On oubli uniquement au niveau conscient, jamais au niveau du subconscient, à moins d’avoir endommagé une partie de notre cerveau.

L’autre faculté de notre subconscient est faite d’émotions. Nous ne pouvons et ne voulons pas vivre sans, même si parfois elles nous apportent des soucis. Le conscient ne peut pas traiter les émotions, il laisse donc cette partie au subconscient. Une fois que la situation émotive est terminée, notre conscient analytique succède au subconscient. Par exemple, ça vous est déjà arrivé de vous dire « Pourquoi j’ai dit cela, j’ai intimidé l’autre personne ? » et à ce moment, vous entendez votre subconscient rire et dire « C’était bien amusant ! ».

La quatrième faculté de notre subconscient est la partie protectrice. Le subconscient nous protège contre les dangers, qu’ils soient vrais ou imaginés. Encore une fois, le subconscient ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Donc il nous protège contre les dangers perçus, imaginés ou réels. Par exemple, même si les araignées qui vivent en Suisse ne sont pas dangereuses, certaines personnes en ont une peur bleue. D’une façon ou d’une autre, le subconscient les perçoit comme dangereuses et « protège » la personne en faisant en sorte que le cœur accélère pour la préparer à se sauver face au danger.

La dernière faculté de notre subconscient est la partie la plus paresseuse de nous-même. Il déteste travailler et donc il n’acceptera pas les suggestions de changement. Il aime garder les choses tel qu’elles sont. Par exemple, pourquoi est-ce qu’on marcherait si on pouvait simplement s’asseoir ? Les suggestions positives sont plus difficiles à faire entrer dans le subconscient alors que les suggestions négatives y entre comme un couteau chaud coupe du beurre, parce qu’il n’y a pas de travail à faire en acceptant des suggestions négative.

Imaginez, une personne obèse sort de la douche et se regarde dans le miroir en se disant « Mon Dieu, comme je suis gros ! ». Le subconscient va alors comparer cette pensé aux expériences précédentes et dira « Oui ! Cela correspond à la perception de toi et l’information que j’ai programmée ! ». La personne renforce cette idée et devient encore plus lourde. Si la même personne, en se regardant dans le miroir se disait « Je suis beau, fort, musclé et mince », le subconscient, en faisant la comparaison avec les expériences précédentes dira « Non ! Ca ne correspond pas à la programmation ! » et refusera d’en faire une réalité.

Alors comment faire pour que les suggestions positives entre dans notre subconscient ? Car il est important de comprendre que si une idée ou un concept entre dans le subconscient, il doit se produire. Si la programmation est changée, le subconscient doit y répondre.

Un excellent moyen pour faire entrer les suggestions dans le subconscient, est l’hypnose car il permet de contourner l’esprit critique qui force notre conscient à intervenir négativement. L’esprit critique est comme le gardien d’une porte que l’on doit occuper avec autre chose pour « détourner » son attention. Pendant l’hypnose, le conscient et l’esprit critique sont comme envoyé en vacance dans un endroit très agréable où ils ne veulent pas être dérangé.

Comme je l’ai dit plus haut, c’est le subconscient qui nous protège des dangers, l’hypnotiseur n’a donc pas un contrôle totale et l’hypnose n’est pas un état de sommeil.

L’hypnose est la suspension temporaire de l’esprit critique et l’établissement de l’acceptation de la pensé sélective.

 

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Hypnose : Un peu d’histoire

photo credit: Marwa Morgan via photopin cc

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On connaît l’hypnose depuis l’Egypte antique (3000-1000 avant J.-C.). Les temples de guérison (ou temple du sommeil) étaient des sortes d’hôpitaux, voués à la guérison de maladies, beaucoup d’entre elles étant de nature psychologique. Les prêtres amenaient les patients dans un état de conscience modifié pour analyser leurs rêves et trouver un traitement approprié. Ces temples ont existé au Moyen-Orient et en Grèce antique sous le nom de Asklepieions.

L’hypnose a ensuite été pratiquée pour des exorcismes, par exemple par le Père Hell, un prêtre jésuite du 18ème siècle. Hell s’intéressait à ce qu’on appellera plus tard le mesmérisme, le pouvoir de guérison par les aimants. Le nom « mesmérisme » vient de Mesmer (1734-1815), qui s’inspira du travail de Hell et en tirât l’essentiel du crédit.

Selon Mesmer, le magnétisme animal est la capacité de tout homme à guérir son prochain grâce à un fluide naturel. Le magnétiseur serait la source de ce fluide et le diffuserait grâce à des passes, dites « passes mesmériennes », dans tout le corps. Mesmer avait finalement plus de patients qu’il ne pouvait en traiter, il a donc décidé de faire des séances collectives. Ces séances s’organisaient dans un environnement soigneusement mis en scène (musique, pénombre). Le but était d’obtenir, grâce aux passes magnétiques, une crise convulsive thérapeutique. Mais cette méthode a très vite été controversée et une enquête a été menée, notamment par Monsieur Guillotin. L’objectif était de déterminer si le fameux fluide existait ou non. La conclusion fut que ce fluide n’existait pas mais que le phénomène se produisaient bel et bien car il relève de quatre facteurs : Les attentes, l’imagination, l’imitation et les émotions.

Le rôle des attentes est relativement poussé. Les commissaires ont fait des tests à l’aveugle en emmenant des patients devant une porte fermée en leur annonçant, ou non, qu’un magnétiseur, derrière cette porte, allait les magnétiser. Les patients ne réagissent que lorsque la présence du magnétiseur était évoquée. La conclusion fut que le fluide était donc une fiction. L’imitation joue également un rôle évident. Il suffit qu’une personne ressente quelque chose et l’évoque à haute voix pour que le comportement soit ressenti et mis en acte par les autres.

Plus tard, le Marquis de Puységur (1751-1825), ancien élève de Mesmer, se distingue de ce dernier en déclarant n’être qu’un vecteur pour les malades qui seraient en fait leurs propres médecins. Il remet également en doute le fait que la crise, dont Mesmer avait fait la manifestation par excellence du magnétisme, ne soit autre chose qu’un parasite. Puységur avait utilisé la mesmerisation pour soigner les maux dont son personnel de maison était atteint. Et c’est accidentellement qu’il a réussi à produire chez un paysan l’état de somnambulisme, un état hypnotique très profond qui permet une clairvoyance certaine.

Ce n’est qu’au début du 19ème siècle que le magnétisme a été renommé hypnose par le docteur James Braid, bien que le terme avait déjà été utilisé par d’autres. Braid remplace la méthode d’induction visuelle par une induction avec la fixation d’un objet brillant. Il définit l’hypnose comme un état de sommeil nerveux. Il utilise cette méthode pour obtenir l’anesthésie (l’éther n’a été utilisé aux Etats-Unis qu’à partir de 1842 et en France en 1847).

Mais c’est James Esdaile qui a fait le plus grand travail sur la chirurgie sans douleur en 1846 en Inde. Il est dit qu’il a pu effectuer toutes les opérations possibles et imaginables de l’époque, dont les amputations. La mortalité suite à la chirurgie de l’époque était de 50%. Grâce à sa technique, ce taux est descendu de 8% et les patients se rétablissaient bien mieux et bien plus vite. Quand il est rentré en Angleterre pour montrer sa découverte aux chirurgiens, ceux-ci on montré une résistance si forte qu’il n’est pas parvenu à les hypnotiser. Bien qu’il ait été ridiculisé par ses confrères, Esdaile a tout de même ouvert son propre hôpital à Londres pour continuer son travail.

En 1876, Jean Martin Charcot, médecin le plus connu de l’hôpital de la Salpêtrière, voit en l’hypnose un état pathologique propre aux hystériques. Il n’utilise donc pas l’hypnose à des fins thérapeutique. Le travail de Charcot restitue également toute sa dignité à l’hystérie. Charcot déclare que les symptômes hystériques sont dus un « choc » traumatique provoquant une dissociation de la conscience. La malade n’est donc plus considérée comme étant une simulatrice. Et il découvre aussi, à la surprise générale, que l’hystérie n’est pas le « privilège » des femmes.

Mais Hippolyte Bernheim conteste Charcot. Il soutient que l’hypnose est un phénomène normal, applicable à n’importe qui. Il considère que l’on ne peut pas distinguer l’hypnose de la suggestibilité. Il dit d’ailleurs « La suggestion est née de l’ancien hypnotisme comme la chimie est née de l’alchimie ». Il abandonne progressivement l’hypnose au profit d’une méthode qu’il appelle psychothérapie. Vers 1900, Bernheim est considéré comme l’un des plus grand psychothérapeute d’Europe.

Freud s’est aussi essayé à l’hypnose dans le but de retrouver les souvenirs traumatiques de ses patients. Malheureusement, il s’est avéré qu’il était très mauvais hypnothérapeute et il a donc abandonné. Le refus de certains psychanalystes d’utiliser l’hypnose n’est pas hérité directement de Freud, mais de certains de ces successeurs. L’hypnose a été utilisée ensuite lors de la première et de la deuxième guerre mondiale pour le traitement des névroses.

C’est Milton Erickson et Dave Elman qui vont jouer un rôle déterminant dans l’évolution de l’hypnose. Ils ne se rencontreront jamais et pourtant développerons chacun leur propre méthode : l’hypnose eriksonnienne pour le premier et l’hypnose classique pour l’autre. Tous deux aiderons l’armé lors de la seconde guerre mondiale, soit au recrutement des soldats, soit à leur « guérison » après la guerre.

 

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Qu’est-ce que l’hypnose et comment ça marche ?

photo credit: wecand via photopin cc

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Pour débuter ce blog dédié à l’hypnose, il me semblait normal de commencer par une petite introduction de l’hypnose.

L’hypnose est un état de conscience modifié tout à fait naturel que nous connaissons tous. Nous nous mettons dans un état hypnotique très léger plusieurs fois par jour. Par exemple, vous est-il déjà arrivé de rouler en voiture et, une fois arrivé sur place, ne plus vraiment vous souvenir du chemin que vous avez pris ?

Il existe plusieurs états hypnoïdes comme l’hypnose éveillée, la rêverie, l’état hypnopompique et hypnagogique (lors du réveil et quelques minutes avant de s’endormir) et l’imagination.

L’hypnose est un état dans lequel l’esprit critique est mis de côté au profit de la pensé sélective. C’est l’esprit critique qui nous permet de juger. Il nous permet de faire la distinction entre chaud et froid, sucré et salé, grand et petit, noir et blanc. Si nous pouvons dépasser cette capacité à juger de façon à ne plus faire la différence entre le chaud et le froid, nous pouvons faire place à la pensé sélective. Donc en somme, lorsque l’on est hypnotisé, on est tout à fait éveillé, mais notre attention se focalise sur autre chose. Notre subconscient ne connaît pas la différence entre ce qui se passe vraiment et ce qui est imaginé. C’est donc au subconscient que l’on s’adresse pour faire des suggestions positives.

L’état de conscience dans lequel nous sommes en hypnose s’apparente à ce que l’on ressent lors d’une méditation. Ce n’est pas une perte de conscience ou de volonté. La personne sous hypnose est donc maître de ses décisions.

L’hypnose peut être utilisé de plusieurs manières, que ce soit pour gérer les éléments qui posent problèmes, maximiser les compétences ou le divertissement. Il existe plusieurs « écoles». La plus connue est probablement l’hypnose eriksonnienne. C’est une méthode plus imagée qui utilise beaucoup de métaphores. L’hypnose que j’utilise s’appelle l’hypnose classique. Certains pensent qu’il s’agit d’une « vieille hypnose », avec le pendule par exemple, mais il n’en est rien. L’hypnose classique a beaucoup changé et d’ailleurs, l’hypnose erksonnienne en est une évolution.

L’hypnothérapie est un moyen très efficace pour nous aider à régler des problèmes que nous avons comme vouloir arrêter de fumer, perdre du poids, se libérer d’une phobie et bien d’autres choses.

Je suis hypnothérapeute certifiée par la National Guild of Hypnotists depuis mars2012 et pratique l’hypnothérapie dans mon cabinet à Bienne (Suisse).

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